C’est un concert « survitaminé » que propose Patricia Petibon, un concert qui conjure toutes les réticences à l’égard de la musique dite élitiste. On y retrouve le style déluré de cette chanteuse étoile très éloignée des rituels des représentations classiques. Elle nous plonge dans une ambiance festive, pleine d’humour, qui n’exclut ni les moments d’émotion ni les découvertes musicologiques. De Purcell et Haendel, en passant par Charpentier, Rameau, l’Italien Tarquinio Merula ou l’Espagnol José de Nebra, Patricia Petibon sait, avec poésie et drôlerie, rendre vivant un texte ; elle mêle des pièces savantes avec d’autres plus populaires et démontre que la musique forme un tout. Dotée d’une vocalité exceptionnelle, elle déploie un timbre au grain à la fois pulpeux et cristallin. Dans un style plus que parfait, elle peut embrasser tous les contraires, comme les accents déchirants du lamento de Didon (Purcell) ou les ornements désopilants de l’air de la Folie dans Platée (Rameau).

Un tel programme nécessite un accompagnement d’excellence : les 17 musiciens de La Cetra seront dirigés de son archet par la violoniste Éva Borhi. Une cornemuse et des percussions confèrent à l’ensemble beauté, pittoresque et vitalité. Spécialistes européens de ce répertoire, ces instrumentistes savent se montrer complices des excentricités et du talent de la diva pour offrir avec elle un spectacle total.

T. Merula – Sonate n° 24, Ballo detto pollicio, dans Canzoni overo sonate concertate per chiesa e camera, Livre 3, op. 12

H. le Bailly – Yo soy la locura, air extrait des Airs de différents auteurs, mis en tablature de luth par Gabriel Bataille. Cinquième livre

Chant traditionnel sud-américain– Cachua a voz y bajo al nacimiento de Christo Nuestro Señor

J. de Nebra

En amor pastorcillos (séguedille)

Air d’Anquise dans Vendado es amor, no es ciego (zarzuela)

H. Purcell

Rondeau — Air — Matelote, de l’opéra The Fairy Queen

Thy hand Belinda – When I am laid in earth, air de Didon dans Didon et Énée

If love’s a sweet passion, de l’opéra The Fairy Queen

Dance for the fairies, de l’opéra The Fairy Queen

M.-A. Charpentier – Sans frayeur dans ce bois, chaconne pour soprano et continuo

Anonyme – Mon amy s’en est allé (Branle double)

J.-P. Rameau

La nuit couvre les cieux !… Vaste empire des mer, air d’Émilie dans l’opéra-ballet Les Indes Galantes

Air pour les foux gais – Air pour les foux tristes – Tambourin, de la comédie lyrique Platée

Aux langueurs d’Apollon, air dit « de la folie », dans la comédie lyrique Platée

 

Pause

 

M.-A. Charpentier

Musique instrumentale de la tragédie lyrique Médée

Quel prix de mon amour, air de Médée dans Médée

Anonyme – Greensleeves

Chant traditionnel français – J’ai vu le loup, le renard, le lièvre

Chant traditionnel péruvien – Tonada la Lata a voz y bajo para bailar cantando

G. F. Haendel

Sarabande en sol mineur, de l’opéra Almira, HWV 1

Gigue in ré mineur, dans Il pastor fido – Terpsichore, HWV 8b

J. de Nebra – El bajel que no recela, air d’Eumenes dans Vendado es amor, no es ciego (zarzuela)

Pour réserver : Annick Chapelain-Zonta

04 90 72 68 53 - musicalesluberon@wanadoo.fr

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