Quatorzième épisode
Haute-contre ou contre-ténor ?


CONFÉRENCE MUSICOVIRUS DU SAMEDI 12 DÉCEMBRE 2020

Haute-contre ou contre-ténor ?

Un flou très artistique !

Conférencier : Jean-Pierre Bergon

Jean-Pierre Bergon s’est penché sur le mystère de ces voix de femmes dans des corps masculin. Il y a eu les castrats, ces hommes mutilés dès leur plus jeune âge pour que les tessitures féminines entrent dans les églises de Rome. Les ténors les ont finalement supplantés au 19ème siècle. Mais ces phénomènes androgynes sont revenus au goût du jour grâce à Alfred Deller qui, arborant une belle moustache, n’avait pourtant rien d’un androgyne ! Il y a de quoi s’y perdre, c’est pourquoi Jean-Pierre Bergon nous donne des pistes pour comprendre que les contre-ténors ne sont pas les adversaires les ténors !

Les Musicales ont eu la chance d’inviter certains des plus célèbres représentants de cette catégorie particulière de chanteurs, comme Marc Deller, James Bowman, Gérard Lesne et, bien sûr, Philippe Jaroussky que nous découvrions à ses débuts. Tout récemment, nous avons fait connaître deux jeunes sopranistes prometteurs: Rémy Brès-Feuillet, issu de l’académie Jaroussky et Théo Imart, actuellement membre de l’académie des Arts Florissants.

Renato Sorgato, Patrick Canac

Cliquez sur les textes soulignés et écoutez...


SOMMAIRE
 
I/ MÉCANISME DE LA VOIX
II/ CONTRE-TENOR, HAUTE-CONTRE, FALSETTO, FALSETTISTE, SOPRANISTE; Y A T’IL DES DIFFÉRENCES ?
III/ LES FALSETTISTES AU COURS DES AGES ET DES PAYS
IV/ CONCLUSION
1/Jacek Laszczkowski interprète La fida ninfa de Vivaldi le 25/12/2008

Ce type de voix suscite bien des questions, en effet, comment une voix d’homme aiguë peut-être à la fois surnaturelle et indéfinissable ?
Cette voix peut émouvoir et troubler les âmes sensibles, comme elle peut heurter et choquer les « bien-pensants »
Avec cette pureté intemporelle et sexuellement indéfinissable, nombreux sont ceux qui ne peuvent imaginer ou admettre que les hommes ont cette faculté de chanter dans la même tessiture que les femmes et sont tentés de qualifier ces voix de : voix d’enfants, de femmes ou de castrats, laissant ainsi planer le doute de l’androgynie éventuelle du chanteur.
Je suis donc tenu de passer par une très courte leçon d’anatomie afin de mieux clarifier la suite de cet exposé.



 
I / MÉCANISME DE LA VOIX
La voix est la production d’un son obtenu par l’envoi d’air à travers les cordes vocales en vibrations, lesquelles cordes vocales sont situées dans le larynx, puis, le son est amplifié et résonne, grâce aux organes résonateurs que sont le pharynx, la bouche et les fosses nasales.
C’est en modifiant la tension et surtout la longueur des cordes vocales que l’on change la fréquence des vibrations ce qui fait varier la hauteur des notes émises. Le mécanisme de la voix étant expliqué, il convient de parler maintenant de la voix de poitrine et de la voix de tête ;
Pour la voix de poitrine le larynx est descendu dans la gorge produisant ainsi des sons timbrés qui deviennent de plus en plus d’airain lorsque les notes descendent dans les graves.
A l’opposé, pour la voix de tête, le larynx est monté dans la gorge, les sons sont minces, effilés et légers.
2/Countertenor singers use their chest register
 
Il convient maintenant d’expliquer ce qu’est la voix de fausset : La voix de fausset empêche la contraction normale des cordes vocales et positionne le larynx artificiellement en haut de la gorge qui n’émet alors que des sons en voix de tête. A titre d’exemple, le yodler des chants tyroliens est une parfaite illustration de l’alternance rapide entre voix de fausset (donc de tête) et la voix de poitrine.
3/ Yodelling - Franzl Lang

 

II/ CONTRE-TENOR, HAUTE-CONTRE, FALSETTO, FALSETTISTE, SOPRANISTE; Y A T’IL DES DIFFÉRENCES ?
 
Entre falsetto (mot italien) et falsettiste (mot français) il n’y a pas de différence c’est l’utilisation de la voix de fausset telle que nous l’avons vue précédemment.
 
 
Pour le sopraniste il n’y a pas d’ambiguïté : c’est un homme dont la tessiture naturelle est celle de la soprano, il s’agit d’un déficit hormonal (syndrome de Morcier-Kallman). Le timbre de la voix du sopraniste et clair et riche en harmoniques aigus, il a une grande agilité à monter dans les aigus et à vocaliser, sa tessiture est large et couvre facilement 4 octaves en voix de tête principalement.
Le plus talentueux des sopranistes est certainement Jacek LASZCZKOWSKI qui enfant chantait aussi haut qu’un piccolo, puis ayant mué, sa voix est descendue de 2 octaves mais chante toujours l’air de la Reine de la Nuit.
 
4/ Jacek Laszczkowski Special (part five of six)
 

Ils sont peu nombreux environ une quinzaine dans le monde, il y en a certainement plus mais beaucoup ont du mal à accepter leur voix. En France, nous avons Patrick HUSSON, dit le jardinier, dont on a parlé il y a quelques années mais que l’on n’entend plus maintenant car, s’il a vraiment la tessiture d’un sopraniste, il n’a manifestement pas fait des études de chant et sa voix n’est pas travaillée.
 
5/ Patrick HUSSON "Live" / Theme from "The Draughtsman's Contract" by Michael Nyman
 

Tachons maintenant de faire le distinguo entre une haute-contre et un contre-ténor. Notons au passage le genre féminin pour le premier et le genre masculin pour le second.
 Le mot contre-ténor trouve son origine dans la partie de la polyphonie anglaise apparue au début du XIVème siècle : La voix de ténor était à cette époque la voix principale, comme la voix de soprano aujourd’hui et les autres voix venaient en soutien, d’où le mot countertenor (contre-ténor). Il y avait le countertenor altus et le bassus.
 La plupart des musicologues pensent qu’un contre-ténor ne chante qu’en voix de fausset, et une haute-contre utilise à la fois la voix de fausset et la voix normale passant ainsi comme nos chanteurs autrichiens de la voix de tête à la voix de poitrine. D’autres musicologues prétendent qu’une haute-contre a une voix aiguë comme une contralto ou comme un ténor ayant un ambitus plus aigu et n’utilise jamais la voix de fausset, ce qui nous ramène à la voix de sopraniste.
.
Par-contre, même les musicologues et les chanteurs créent souvent la confusion et il est très difficile d’y voir clair entre les termes de haute-contre et contre-ténor,
Les avis sont partagés, et parfois même comme vous allez le voir, la même personne se contredit.
 
Dans le Larousse de la Musique, le musicologue Roland MANCINI explique correctement la différence entre haute-contre et contre-ténor, mais quelques lignes plus loin, il cite Alfred DELLER comme le parfait exemple de l’une ou l’autre voix.
A noter qu’Alfred DELLER réfute cette affirmation comme étant trop réductrice :
 « Jamais dit-il, même à force de travail on ne pourra produire un son de clairon avec ce qui a été conçu par la nature pour produire un son de cornet à piston. »

6/ Alfred Deller sings "Shall I Come, Sweet Love, to Thee" - Thomas Campion

 
Gérard LESNE, après s’être fait appeler contralto, se nomme haute-contre; j’ai même lu des articles de presse où on le qualifie de sopraniste; et Philippe JAROUSSKY, dans un entretien paru dans Opéra International de mars 2005, le qualifie de contre-ténor !

7/ Gerard Lesne Countertenor

8/ Philippe Jaroussky – Handel: Il trionfo del Tempo e del Disinganno: "Lascia la spina, cogli la rosa"


Les exemples sont nombreux, je me limite à ces deux.
Ceci-étant, alignons-nous sur la version qui semble être majoritaire et considérons la haute-contre comme un homme qui chante alternativement soit en voix de fausset soit en voix normale, et le contre-ténor comme un homme, qui, du fait d’un ambitus plus élevé, ne chante pratiquement qu’en voix de fausset et très occasionnellement en voix normale.
Tant que les musicologues ne se seront pas mis d’accord sur une définition précise, la confusion subsistera, et c’est la raison pour laquelle dans la suite de cet exposé, j’utiliserai de préférence le mot falsettiste ou fausset, pour parler indifféremment des 2 voix.

 
 
 

III/ LES FALSETTISTES AU COURS DES AGES ET DES PAYS

 
Selon toutes vraisemblances, il semblerait que les peuplades primitives aient utilisé la voix de falsettiste car le timbre de la voix va de pair avec leur croyance en la magie ou leur invocation du surnaturel. Ce qui permet de penser cela est le fait que dans ce que nous appelons « les musiques du monde », nous retrouvons ces voix chez certaines tribus restées très primitives.
 
Du XIIème siècle jusqu’à l’avènement du baroque au début du XVIIème siècle on retrouve :
- dans la tradition allemande la voix de falsettiste pour symboliser le St Esprit
- dans la tradition anglaise une multitude de folksongs profanes est destinée à la voix de fausset, mais on   retrouve aussi cette voix au sein des chœurs d’églises, des « masses ».
- en Espagne, la partie la plus haute était chantée par des falsettistes qui étaient sollicités de toutes parts. Ils se joignirent, entre-autre, aux chœurs de la Chapelle Sixtine où plus tard ils chantèrent avec les castrats qu’ils finirent parait-il par supplanter.
- en France, la présence des falsettistes se retrouve dans la musique ancienne profane dès le XIIème siècle où nous avons conservé en particulier le nom du musicien Bernard de VENTADOUR. Puis nous gardons cette musique jusqu’à la Renaissance. Citons parmi les plus célèbres musiciens : Josquin des PRES, Clément JANEQUIN, Roland de LASSUS.

9/ Clément Janequin : La Chasse (Ensemble Clément Janequin / Trio Musica Humana)
 
 
La musique d’église appelée « musique savante » fait aussi appel aux falsettistes.
nous arrivons au début du XVII me siècle avec cette période baroque qui va durer presque deux siècles, si riche musicalement mais qui va de pair avec son cortège de mutilations masculines que deux papes ont cautionnées.. Ces deux papes se nomment curieusement Clément et Innocent…..
Pourtant Clément IX est un homme cultivé : Il fit construire le premier opéra à Rome : Il Teatro Tondinona, en outre c’est un homme qui a laissé des poèmes, des drames, ainsi que des livrets d’opéra dont le plus célèbre est : « Il Sant Alessio » mis en musique par Stefano LANDI en 1631.

10/ Philippe Jaroussky : O morte gradita (Landi, Sant' Alessio)
 
Jusqu’à présent, on pensait que la grande époque des castrats qui couvre entièrement les XVII et XVIIIème siècles avait mis fin aux falsettistes en tant que solistes religieux ou profanes.
Cette version paraît exagérée :
En Italie, certains falsettistes semblent s’être fait passer pour des castrats à l’opéra ainsi qu’à l’église.
En Angleterre comme en France, les contre-ténors profanes ou d’église restèrent populaires
Et surtout en France où les castrats n’étaient pas appréciés. Il ne faut pas oublier que Marc Antoine CHARPENTIER était falsettiste tout comme son contemporain anglais Henry PURCELL. Les falsettistes, essentiellement en Angleterre, échangeaient souvent leurs rôles avec les castrats ou avec les artistes femmes. HAENDEL, à titre d’exemple, exploita cette interchangeabilité lorsqu’il composa certaines pièces, ainsi dans l’oratorio « Athalie « le rôle de Joad prévu initialement pour le castrat SENESINO, fut finalement donné à Walter POWEL falsettiste réputé à cette époque.
 
11/ Athalia, HWV 52: Part 2, Scene 2: No. 32 Aria (Athalia)
 
En Allemagne, comme finalement dans le reste de l’Europe, la tradition des voix d’homme aiguës fut florissante, la musique vocale d’Heinrich SCHÜTZ était écrite pour toutes les voix d’homme de la plus grave à la plus aiguë. Il en est de même pour certains chœurs de Jean-Sébastien BACH.
Nous nous acheminons petit à petit vers l’époque classique et parallèlement les falsettistes tombent dans l’oubli.
Citons toutefois GLUCK qui compose en 1762 Orphée et Eurydice avec la voix de contralto pour Orphée ; mais peut-être pris de remord, il recompose son opéra en 1774 avec un falsettiste toujours pour le rôle d’Orphée.

 
12/ Philippe Jaroussky & Amanda Forsythe record Gluck: Orfeo ed Euridice - Vieni, appaga il tuo consorte
 
Pendant cette période, dans les pays de confession chrétienne, les falsettistes ainsi que les castrats, ont conservé leur place de choristes dans les églises, essentiellement en Angleterre étant donné le profond conservatisme de l’église.

En France, à partir de 1789, le régime révolutionnaire entreprit la dissolution des chœurs chantant dans les églises contribuant en cela à la disparition des falsettistes. Et même en dehors de l’église, les falsettistes disparurent complètement dès le début du XIX me siècle où leurs voix furent jugées inacceptables.
Quelques années avant la révolution, vers 1775, VOLTAIRE avait déjà écrit que ces voix étaient aigrelettes et non masculines !

A cette époque, la voix de stentor de Gilbert Louis DUPREZ (1806-1896) « tenore robusto » révolutionna le goût du public français, de même en Italie le modèle unique et absolu en matière de voix d’homme fût le ténor d’opéra. Est-ce l’arrivée du bel-canto qui mit en valeur les ténors ou le contraire ? Je ne saurai répondre avec précision. Toujours est-il que le falsettiste disparaît presque totalement.

Nous voici arrivés au début du XX me siècle. Alors que la voix de falsettiste a disparu depuis plus de 100 ans, curieusement, RIMSKI-KORSAKOV en 1909 dans son dernier opéra : « Le coq d’or » crée pour le personnage de l’astrologue une voix de falsettiste.

Quittons la Russie pour la perfide Albion, où vers 1920 dans les chœurs de l’église de Canterbury chante un jeune garçon nommé Alfred DELLER. Ce jeune garçon né en 1912 refuse que sa voix mue et continue jusqu’à l’âge de 35 ans à chanter dans le pupitre des enfants. Il aime le chant mais n’en fait pas commerce puisqu’il est vendeur de meubles. Il n’envisage pas de devenir chanteur professionnel jusqu’aux années 1940.

Pour respecter la chronologie des événements, quittons un instant Alfred DELLER pour parler de Carl ORFF qui est très impressionné par la musique baroque, et plus particulièrement, il s’intéresse à MONTEVERDI. En 1937, il crée sa fameuse cantate scénique Carmina Burana où quelques airs sont dévolus à un falsettiste. 

Mais revenons à A. DELLER : c’est en 1950 qu’avec son luthiste Desmond DUPRE il crée le « Deller Consort » et se lance véritablement pendant 30 ans dans le répertoire de falsettiste exhumant tout ce que le siècle précédent avait enterré.. Ses débuts ne furent pas faciles : en Angleterre il fut décrié : homme-enfant ? Homme-femme ? Transgression des mœurs, ambiguïté, scandale absolu etc. etc. Une femme certainement très intelligente lui demanda : « Monsieur êtes-vous eunuque ? » « Je pense, Madame, lui répondit–il, que vous voulez dire unique ! » C’est étonnant de poser une telle question quand on a devant soi un individu de 1m80, moustachu et barbu (donc normalement constitué du point de vue hormonal) et père de famille de surcroît ! 

A cette date, les disquaires anglais avaient un classement aussi alambiqué que leur système métrique ou que leurs unités de poids. Les disques étaient classés non seulement par diamètre mais aussi par tessiture, par langue chantée et aussi avec une couleur par sexe. Pour les disques de Deller il y avait des étiquettes bicolores avec la mention « lady-ténor » ! Il fallait être anglais pour ne pas s’en offusquer ! Tout-ceci ne l’a pas empêché de faire une carrière fantastique, de graver une bonne centaine de disques dont au moins la moitié chez HARMONIA MUNDI et on peut affirmer que cette Maison d’édition provençale a grandement contribué à faire connaître ce répertoire.
En 1960 Benjamin BRITTEN subjugué par cette voix crée un opéra « Le songe d’une nuit d’été »et écrit le rôle d’Oberon, spécialement pour Alfred DELLER.
 
13/ Britten: A Midsummer Night's Dream / Act 2 - "This Is Thy Negligence"
 
Le « Deller Consort » et son chef font très rapidement des émules à travers le monde et les premiers à emboîter le pas se nomment : Russell OBERLIN, Gérard LESNE, James BOWMAN, René JACOBS, Paul AGNEW etc.
Le nombre ne cesse d’augmenter et à ce jour ils sont plus de 400, plus ou moins bons mais les très bons sont tout de même très nombreux, citons-en rapidement quelques-uns.
Philippe JAROUSSKY, Andrea SCHOLL, Marc DELLER, Max-Emmanuel CENCIC, Lawrence ZAZZO, Bejun MEHTA, David DANIELS, Robert EXPERT, etc. 
 
14/ Bejun Mehta sings Fammi combattere - Handel ORLANDO
 
Tous ceux que je viens de citer ont comme A. DELLER la pureté, l’aisance, la souplesse, l’élasticité vocale ainsi que cette merveilleuse fluidité de la voix ce qui permet d’avoir une excellente diction mais ils ont en plus une puissance vocale très importante ce qui faisait un peu défaut au maître.
Certains ont exercé leur talent non pas dans le répertoire habituel mais dans la pop music et plus particulièrement dans la pop music gay faisant ainsi ressurgir le mythe de l’androgynie confirmé en cela par leur tenue physique et vestimentaire. Trois sont connus Klaus NOMI, Jimmy SOMMERVILLE, Boy GEORGE.
 
15/ Klaus Nomi the cold song  

 
Citons aussi Michel POLNAREFF qui n’hésitait pas à utiliser la voix de fausset parfois dans ses chansons.
A la suite de Benjamin BRITTEN d’autres musiciens créent des opéras en réservant un ou plusieurs rôles aux falsettistes.
György LIGETI crée en 1978 « Le grand macabre » avec le rôle du prince Gogo pour falsettiste.

16/ Le Grand Macabre (Prince Go Go)
 
René KOERING, crée en 1994 pour le festival de Montpellier l’opéra « Marie de Montpellier » ou le rôle de la mère de la diva est confié à Robert EXPERT.
P. EÖTVÖS compose en 1998 à l’opéra de Lyon « Trois sœurs » où les quatre rôles féminins sont confiés à des falsettistes.
Un musicien chinois Van DUN a créé quelques pièces musicales pour falsettiste.
D’autres compositeurs, Nicolas BACRI, Julien DASSIE, André DALBAVIE, ont aussi créé des œuvres pour falsettistes.
 


IV/ CONCLUSION
     
En conclusion, je citerais Bejun MEHTA qui confiait au journal Classica-répertoire : « Nous sommes l’avènement d’une nouvelle catégorie vocale dans l’échelle classique des tessitures. Les contre-ténors sont des voix inspirées du passé mais nées aujourd’hui pour le répertoire de demain ». Le mot de la fin revient à Ph. JAROUSSKY qui confiait à un journaliste avec la modestie qui le caractérise : « A la fin d’un concert, j’ai souvent envie de montrer la partition pour faire applaudir avant tout le compositeur ».
Au moment de nous quitter, je pense qu'il nous faut garder en mémoire un très bel extrait musical, je vous propose le célèbre "Ombra mai fu" de Haendel, morceau plus que lumineux car s'il parle d'ombre c'est que le soleil est là...

17/ Philippe Jaroussky - Ombra mai fù | Händel – Serse

Jean-Pierre Bergon





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